#3 La place Stanislas à Nancy

La Lorraine, avant d’être la partie-ouest-de-la-région-Grand-Est, était un beau et vrai duché. Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne et beau-père de Louis XV, est duc de Lorraine au XVIIIe.

Stanislas est chic et choc. Il veut réunir la Ville-Neuve et la Ville-Vieille par une place commerçante ($$$). Après avoir viré les architectes trop classiques, il engage Emmanuel Héré, un illuminé de son temps – ce qui est pas mal pour les Lumières.

Les travaux de la Place Royale s’achèvent en 1756. La légende dit que les feux d’artifices ont été annulés pour cause de pluie…

Pour son 250e anniversaire, la place est rénovée et piétonisée. Les anciens pavés sont vendus – j’en ai même un chez moi. Chirac et Schröder sont là pour l’occasion.

La place a hérité d’un style classique du XVII, du baroque du XVIII et de l’art nouveau du XIXe. Pour l’UNESCO, elle est la plus belle place royale d’Europe, « un chef d’œuvre du génie créateur humain ». Elle est classée au patrimoine mondial depuis 1983. Aujourd’hui, elle grouille de bar. Alors hésitez pas à venir boire un verre dans mon terroir.

Alisée Koch, Nancéienne pour vous servir.

Le point histoire du XIXe : la place Stanislas, ou l’exemple qui claque dans ta copie

En 1792, après la révolution, la place est renommée Place du Peuple et la statue de Louis XV est virée. Sous l’Empire, elle devient la Place Napoléon. Puis à nouveau Place Royale en 1814 à la Restauration. En 1831, elle devient définitivement la Place Stanislas. Depuis, une statue du duc est placée en son centre.

L’anecdote du CNRS

En se baladant sur la place, on peut remarquer un pavé marqué d’une étoile. Il indique l’emplacement d’un trésor : une météorite lunaire offerte par le CNRS de Nancy aux générations futures.