Le Courrier Scube #3

Bienvenue dans ce troisième numéro du Courrier Scube, le magazine mensuel du double cursus Sciences et Sciences Sociales. Un numéro qui vous fera voyager aux quatre coins du monde, du Brésil à l’Australie, en passant par le Portugal et le pays merveilleux de l’école 42. Enjoy !


C’est officiel : les étudiant.e.s en deuxième année savent enfin dans quelle université ils passeront leur dernière année de Scube ! Ils nous en parlent avec enthousiasme.

J’ai été choisie pour parler de ma troisième année à venir en Amérique du Sud, un choix qui n’a pas été difficile étant donné que je suis la seule ! Je m’envole dès le mois de juillet pour l’Université fédérale de Santa Catarina, dont le campus principal est situé à Florianópolis.

Je voulais absolument aller sur le continent latino. Il y a très peu de partenariats dans les pays hispanophones de ce continent pour les Scubes mais beaucoup de partenariats au Brésil. Je me suis donc mise au portugais, j’ai affiché une carte du pays sur un mur et j’ai choisi la ville où je voulais aller ! L’Etat de Santa Catarina est situé dans le sud du pays, dans une région globalement riche. La ville de Florianópolis est située sur une presqu’île, et est connue pour ses plages, ses spots de surf et ses coins de nature encore sauvage et offre ainsi un cadre trèèèès agréable pour étudier (la chimie dans mon cas).

J’ai plein de projets de voyage pour profiter un maximum de mes trois mois de vacances d’été et des weekends à rallonge : les grandes villes du Brésil, de Rio à Salvador en passant par Recife et São Paulo, les incontournables espaces naturels comme le Pantanal, les foz do Iguaçu et les lençois marahenses, et puis d’autres envies, des voyages plus lointains, peut-être la Patagonie, l’Amazonie, les Andes…

Rendez-vous dans un peu moins d’un an pour une carte postale du nouvel an à Copacabana !

Julie Huguet  

Il y a 2-3 mois, lorsque l’on devait choisir les six universités à mettre dans notre liste de choix pour l’année prochaine, je me suis retrouvée un peu perdue au milieu de ce tableau Excel dont les lignes faisaient dérouler les destinations allant de Singapour aux États-Unis en passant par l’Allemagne. Puis en y réfléchissant, je me suis rendue compte que c’était l’occasion pour moi de quitter pour la première fois l’Europe et de découvrir la région nord-américaine.

À partir de là, Toronto s’affichait comme un équilibre parfait entre métropole effervescente et région aux paysages magnifiques et aux multiples parcs naturels. Puis, j’ai eu envie de découvrir cette ville intrigante avec ses quartiers si différents et sa culture cosmopolite (amour de la cuisine asiat quand tu nous tiens…). Sa localisation me permettra aussi de voyager facilement, vers Chicago, la côte Est des États-Unis, le Québec, … Enfin, l’université de Toronto offre un cadre universitaire excellent et j’avais envie de me confronter à un enseignement différent du système français et de découvrir la vie d’un véritable campus.

Je me prépare donc à m’envoler outre-atlantique pour une année, je l’espère, inoubliable !

Margot 

Les résultats sont tombés — non je ne fais pas allusion aux dispenses d’épreuves écrites même si la période s’y prête — mon année hors les murs aura le goût du kangourou (c’est une métaphore), de la plage et du « chill à l’australienne ». Enfin, c’est ce que j’attends de la ville de Perth qui figurait en première place dans ma liste de voeux à formuler pour la troisième année à l’étranger.

Alors pourquoi aussi loin ? Pourquoi l’Australie ? Pourquoi Perth ? Depuis mon entrée en Scube je m’imaginais passer ma troisième année au soleil, dans un pays anglophone avec une pointe d’exotisme (mais pas trop) et isolé pour le plus longtemps possible. Perth étant la ville la plus isolée au monde, et l’Australie se chargeant de remplir les autres critères, elle s’est naturellement retrouvée en tête de mes choix. Le déclic m’a cependant été donné par une Scube de troisième année, actuellement à Perth. Elle m’a tout simplement dit que jusqu’à maintenant son année d’échange était « un rêve après la Scube ».

Ainsi viendront se terminer mes trois années en bi-cursus, dans l’effervescence d’un voyage et — je l’espère — au sein d’un pays qui viendra élargir mes horizons.

Jean-Baptiste Marchioro  

Ma troisième année sera pluvieuse, placée sous le signe des kilts, des loch et des châteaux et sentira le houblon. Quand la plupart des Scubes trépignaient en attendant leur résultat d’affectation de 3A, j’étais plutôt tranquille puisque, partant via l’UPMC, j’ai su dès décembre que j’irais étudier à l’University of Edinburgh. Je ne ressentais pas le besoin de partir loin pour profiter pleinement de l’expérience de la 3A et c’est donc naturellement que j’ai cherché une destination en Europe. Après deux ans passés à Paris je voulais changer d’environnement, vivre dans une plus petite ville, avec toutefois une certaine attractivité culturelle, faire davantage d’activités dans la nature et enfin, améliorer mon niveau d’anglais. J’ai mis à profit mon stage à la bibliothèque l’été dernier pour feuilleter des dizaines de guides et de documentaires et mon choix s’est arrêté sur l’Écosse et Edimbourg, qui correspondaient à mes critères. J’ai eu la chance de beaucoup voyager, mais essentiellement dans des pays chauds, et l’Écosse changera donc mes repères. La région des Highlands au nord de l’Écosse me fait particulièrement rêver avec ses paysages qui me sont totalement inconnus, aux airs de bout du monde.

Julie Pidoux  

Enfin, les résultats d’affectation pour la troisième année à l’étranger sont tombés et voilà : en août prochain, je m’envolerai pour le Liban, plus précisément pour Beyrouth, avec son multiculturalisme, sa riche histoire sous l’Empire Ottoman ou sous mandat français, mais aussi plus prosaïquement ses plages et ses festivals.

Pourquoi avoir fait le choix du Moyen-Orient pour ma troisième année ? Au départ, je me suis comme beaucoup de personnes concentrée sur les pays anglophones, car je voulais perfectionner ma pratique de la langue. Néanmoins, je me suis vite rendue compte que j’avais envie de changer radicalement de culture durant cette année d’échange, et que je n’avais ainsi aucune envie de me rendre aux Etats-Unis par exemple. C’est alors que j’ai découvert l’Université Américaine de Beyrouth qui me permettait de faire d’une pierre deux coups : perfectionner mon anglais, mais également découvrir une région du monde qui me passionne depuis très longtemps, avec sa culture et sa riche géopolitique. Cette troisième année au Liban me permettra également de débuter l’apprentissage de l’arabe, ce qui me servira énormément pour mes futurs projets.

Je n’ai maintenant plus qu’une hâte, celle de partir au Liban, de découvrir la culture du Moyen-Orient et de voir ainsi mon rêve se réaliser !

Albane Sánchez  

三二一 Le compte à rebours a désormais commencé : dans six mois je m’envole pour Taipei, la capitale de Taïwan. Partir en Asie était un de mes rêves les plus chers, et il est sur le point de se réaliser. Depuis mon semestre de seconde passée sur l’île de Bali, en Indonésie, j’ai développé une grande passion pour l’Orient. Le choix de passer ma 3e année de licence en Asie s’imposait.

Après m’être lancée dans l’apprentissage du chinois à ScPo en deuxième année, il était devenu évident que je devais saisir la chance de cette année hors les murs pour être en immersion complète dans un univers sinophone. Guidée par mes envies, mais aussi dicté par les contraintes de validation de ma licence de mathématiques, mon choix s’est finalement porté sur Taïwan ! J’espère que cette année sera l’occasion pour moi d’approfondir mon apprentissage du mandarin et de m’imprégner de la très riche culture de l’île de Formose, ainsi surnommée par les Français. Je ne vais pas vous cacher que la perspective de pouvoir sillonner l’Asie, avec pour seul équipement un sac à dos et appareil photo a l’épaule, a largement contribué à mon choix de destination.

J’ai hâte d’être en septembre prochain, et suis prête à découvrir à 200% ces terres inconnues, et à ne pas trop poser de question sur ce qui se trouve dans mon assiette, car comme disait Confucius, « Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve ».

Ève de Seguins Pazzis  


L’actualité de la Scube

Deux temps forts en ce début d’année :

Le 28 janvier, les portes ouvertes de l’UPMC furent l’occasion pour les étudiants de première et de deuxième année d’échanger avec les lycéens aspirant à rejoindre la grande famille Scube. Ces derniers étaient si nombreux qu’il ne restait plus de flyers à l’issue de la rencontre !

Le 10 février, l’Unescube organisait sa première conférence (de l’année) sur le thème « Femmes et Sciences ». Nous avons eu l’occasion de rencontrer six femmes scientifiques, passionnantes chacune dans leur domaine (astrophysique, biologie, ingénierie, économie). Elles sont revenues sur leur parcours, nous ont expliqué en quoi elles avaient pu parfois percevoir une certaine discrimination par rapport à leur sexe. Très accessibles, elles ont engagé une discussion qui nous a donné pour certains l’envie de nous engager encore davantage dans les sciences.

L’agenda

Samedi 18 et dimanche 19 février : Epreuves écrites du concours de Sciences Po

Jeudi 2 mars : Soirée « Cubi »

Fin mars : Lancement de la campagne présidentielle Scube


La Scube a du talent (version geek)

Le weekend du 3-5 février dernier, une équipe de Scubes (ou presque) a participé à un hackathon « Garde Nationale » à l’école 42. L’objectif de cet événement, organisé par le Ministère de la Défense ? Développer une communauté autour de la Garde Nationale, et mieux faire connaître la réserve auprès des jeunes.

Un défi qu’ont brillamment relevé nos cinq hackers en herbe (Iris, Victor, Romane, Vincent et Tom), en révolutionnant la Journée Défense et Citoyenneté à travers une application mobile qu’ils ont eux-mêmes prototypée. Malheureusement, le jury n’a pas su reconnaître le génie des représentants de la Scube, qui ne dépasseront pas la finale.

Malgré leur déception, ces derniers ont tout de même tenu à nous gratifier d’une petite danse dans les clusters de 42 aux airs d’Apple Store :

Ci-dessous : nos cinq hackers, à droite accompagnés du Commissaire Gilles Feugier qui les a soutenus au cours de ces 42h de challenge


Culture (ou presque)

Parce que les Scubes savent aussi prendre du bon temps, Éléonore (2A) revient sur le voyage inter-promos organisé à Lisbonne début janvier.

Si on m’avait dit qu’un jour j’organiserais un voyage pour 70 personnes, j’aurais ri. Mais avec la Scube, tout devient possible. C’est ainsi qu’avec Claire et Gabriella (deux 2A aussi patientes que dévouées), nous nous sommes retrouvées à préparer ce périple pour les promotions 10 et 11 de Scube… Tout a commencé par un sondage pour les dates, puis les destinations et encore les destinations. Difficile de faire consensus dans toute une promo ! Mais cette année, c’était décidé, nous irions à Lisbonne : sous le soleil en janvier, que demander de mieux ? C’est ainsi que nous sommes arrivés à Lisboa mardi 10 janvier. Après un trajet sportif à travers des ruelles escarpées, nous avons pu découvrir notre auberge (occupée uniquement par les Scubes). Nous avons été accueillis par une équipe très chaleureuse puis chaque Scube a pu faire ce qu’il voulait dans cette grande ville, seul ou accompagné bien sûr.

Alors pour résumer le voyage, je dirais que cela a été beaucoup de visites (le château de Lisbonne, Bélem, Sintra, plusieurs quartiers de Lisbonne : Alfama, Bairro Alto, Chiado, Bairro Baixo pour les plus courageux), beaucoup de repas à 30 à l’auberge, beaucoup de soirées, beaucoup de jeux, beaucoup de rires, … Ce voyage a permis à deux promotions de se connaître et renforcer encore plus intensément la cohésion de la famille Scube. Je garde un très bon souvenir de tous ces moments passés ensemble, en particulier du Scubitour de Julie à travers la ville et ses fameux points culture. Entre les baignades (jusqu’aux genoux il faut pas abuser), le fado traditionnel dans un bar typique, les « Tudo bem », les expéditions nocturnes, les rencontres imprévues entre Scubes dans la ville, les chants de groupe, la dégustation de bacalho, je n’ai pas vu le temps passer.

Aujourd’hui, je sens que l’aventure Scube s’approche de la fin et je tiens à vous dire merci à tous pour ces moments.


Rendez-vous le mois prochain !