Courrier Scube #6

Avec ce nouveau numéro du Courrier Scube commence enfin l’année 2017-2018. Une nouvelle promo est arrivée à Paris, chassant les troisièmes années aux quatre coins du globe ; les premières années sont devenues deuxièmes années, et des cheveux blancs ont poussé. Mais pas de panique ! La Scube, ce sont toujours autant d’aventures, de travail, de nouvelles découvertes et de bonheurs partagés. Alors tout le monde à bord !


Témoignages de trois nouvelles Scubes

Nina, Gabrielle et Elsa, trois nouvelles Scubes, reviennent sur leur mois de Septembre. Entre Sciences Po et Pierre et Marie Curie, travail et sorties, la Scube est définitivement le bicursus des grands écarts.

Salut à toi, jeune terminal qui t’abandonnes à la rêverie en regardant la carte des voyages des 3A au lieu de réviser la gouvernance française ! J’étais dans ton cas il y a un an : je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas quoi choisir, je ne voulais rien abandonner ou presque parce que je me disais que tout pouvait être utile et passionnant. D’où la Scube évidemment ! Nos adorables 2A (vraiment je fayote, mais on les aime trop pour tout ce qu’ils ont fait et font pour nous !) nous ont proposé d’écrire un petit mot sur notre premier mois ici. Alors voilà.

Ce qui m’a marquée, c’est d’abord la découverte de deux mondes, Sciences Po et l’UPMC : il y a un certain parallèle entre amphi et TD (« conférence » à Sciences Po) mais l’ambiance est assez différente et parfaitement complémentaire. J’ai l’impression, pour caricaturer un peu, de naviguer entre le dynamisme de Jussieu qui grouille d’étudiants hyper variés et le côté très chic et cosmopolite de Sciences Po ! Des deux côtés, les profs sont vraiment géniaux (bon, petite exception en maths, mais elle confirme la règle). Ce qui m’a enthousiasmée à Sciences Po, c’est que la plupart des profs de conférence (i.e TD) n’ont pas du tout une formation de prof : ils nous parlent par conséquent beaucoup plus directement et ont une véritable expérience de la matière qu’ils enseignent, ce qui nous plonge vraiment dans le vif du sujet. Ils ouvrent aussi beaucoup plus la réflexion personnelle, le développement de son propre avis, bien plus qu’au lycée. De même, par exemple en bio, la plupart des profs font de la recherche et ont donc plein d’anecdotes à nous raconter.

Après c’est tout de même pas mal de boulot et de grosses journées, mais on les passe à découvrir tout plein de choses cool (pour être honnête à 100%, il faut parfois bien s’accrocher pour les amphis un peu longs mais le jeu en vaut carrément la chandelle) ! Ce que j’adore aussi c’est que le nombre des évènements organisés est colossal (ce qui est en même temps très frustrant, parce que tu veux tout faire, mais que tu ne peux physiquement pas être à trois endroits à la fois). Je retiens des opportunités incroyables, comme prendre un petit dej’ à 30 avec l’ancien secrétaire de l’ONU, regarder la finale d’un concours d’art oratoire, aller au théâtre et au ciné, assister à une conférence histoire du Moyen Age via Game of Thrones ou encore rencontrer la première dame Afghane :  je me rends compte en racontant tout ça que je n’ai jamais eu un mois aussi enrichissant ! Tu apprends aussi à devenir vraiment autonome, ce qui n’est pas forcément très facile au début, mais c’est l’aventure ! Bien sûr le meilleur pour la fin : en ce début de mois d’octobre, alors qu’un véritable tsunami d’épreuves s’annonce, le bateau Scube c’est fluctuat nec mergitur. Parce que c’est ensemble qu’on galère, qu’on rit et qu’on s’entraide, depuis le couloir de TD de maths aux marches de la salle d’histoire, à la cafet’ des Saints Pères ou dans le studio d’une amie jusqu’à 23h pour faire un point d’actu pour le lendemain (coucou Louise et Maud). Pour résumer, la Scube c’est bien un bateau qui voyage entre deux continents, contre vents et marées parfois, mais avec le meilleur des équipages possibles.

Nina Dagallier

Hello jeune Terminal-e à la recherche de l’orientation perdue ! Toi aussi tu ne sais pas trop ce que tu veux faire et tu as peur de faire un choix irréversible ? Tu ne sais pas si tu es prêt à abandonner les maths et la physique et tu ne te sens pas non plus prêt à ne faire que ça sans pouvoir t’intéresser à autre chose ? tu n’as aucune idée du domaine dans lequel tu veux travailler ? Tu veux plus d’autonomie qu’au lycée mais tu as peur d’être perdu dans la jungle de la fac ? Alors ne t’en fais pas, tu n’es pas le seul.

L’année dernière, j’ai postulé pour tous les types de prépa possibles, j’étais terrorisée à l’idée de faire une bêtise et de finir frustrée et malheureuse dans une filière qui ne me correspondait pas. La Scube au départ, c’était un plan B, au cas où, je n’y pensais pas sérieusement, je me disais que ce n’était pas aussi bien qu’une prépa, et puis que 3 ans c’était perdre un an par rapport à ceux qui allaient avoir une école en deux ans. Sauf qu’en fait j’ai compris que la Scube, c’était la possibilité de m’ouvrir toutes les portes, de prendre le temps de construire un projet qui me plaisait vraiment, de partir un an à l’étranger et de poursuivre dans une voie pluridisciplinaire où j’allais m’éclater. Et c’est le cas !

À Sciences Po, j’ai chaque jour l’impression d’avoir grandi un peu plus, d’avoir compris un peu plus le monde qui m’entoure. Les profs ont une approche différente du lycée, ils ne sont en général pas juste enseignants et ils partagent un peu de leur expérience professionnelle. À la fac (où je me voyais déjà noyée, abandonnée, perdue), je vois les sciences différemment : fini le bachotage : il faut vraiment s’investir pour comprendre, et c’est pas si simple ! En Scube, j’ai donc trouvé un challenge, une piste de décollage et puis des gens formidables avec qui je peux débattre sur tout et n’importe quoi et qui sont toujours là pour m’aider : la solidarité en Scube, c’est très important. C’est pas du vent et c’est pas de l’eau non plus : faut braver les éléments tous ensemble pour en sortir vivant ! Alors rejoins-nous si t’as envie de relever le défi, avec à la clef, qui sait, peut-être la filière de tes rêves !

Gabrielle Sagot

Raconter mon premier mois en Scube, ça me parait aussi compliqué qu’essayer de résumer l’histoire constitutionnelle de France depuis 1789 : il y a eu beaucoup trop de choses, tout est allé très vite. Les deux premières semaines, on organisait des soirées dans tous les sens, et après on a dû se mettre au travail… mais on a continué à sortir, à rencontrer des gens, à vivre à cent à l’heure. N’aie pas peur quand je parle de droit constitutionnel si tu es en Terminal : il y a un an, je n’y connaissais rien, et maintenant, c’est la matière que je préfère à Sciences Po. Ce qui est bien en Scube, c’est de découvrir ce que deviennent les matières qu’on étudiait déjà, se rendre compte si elles nous plaisent vraiment, et puis en découvrir d’autres. Tu continues à faire de la physique, mais la personne en face de toi est chercheur. À Sciences Po c’est pareil, les profs exercent un métier, et ne sont pas seulement professeurs. Évidemment, la fac et Sciences Po, ça n’a rien à voir avec une prépa : si tu ne vas à aucun amphi, personne ne s’en rendra compte, mais c’est à tes risques et périls pour l’exam final. Tu apprends à être autonome, à travailler parce que ça te plaît et parce que tu es grand et que tu sais pourquoi tu es là. C’est pas facile car tu as toute la liberté de ne rien faire. Mais pour moi, c’est ça qui permet de grandir, de se connaître mieux et de baser son parcours sur ce que l’on sait qu’on aime faire, et non sur ce que l’on fait parce qu’on nous dit de le faire.

Et je n’ai même pas eu le temps de te parler de la vie parisienne, de l’ambiance entre nous, de nos 2A, de la vie associative. Il ne te reste plus qu’à intégrer la Scube pour le découvrir !

Elsa Maneval


Pendant ce temps là chez les Scubes…

Retour sur les événements qui ont animé la Scube depuis la rentrée.

On a beau être jeunes, la tradition c’est sacré. Aussi, on ne pouvait pas ne pas organiser la soirée de rentée. Résultat de l’alliance fructueuse entre les trois bicursus de Sciences Po, la soirée bicu « 2 faces 2 facs » a eu lieu le 21 septembres dernier. Ouvertes à tous, elle était l’occasion de passer un très bon moment, et de rencontrer des nouveaux sciences pistes.

L’Assemblée générale de l’Association s’est également tenue dans le courant du moins de septembre. Le but : faire un bilan de rentrée avec les responsables de différents pôles, et présenter nos actions aux petits nouveaux.

Enfin, les deuxièmes années se sont réunis avec les responsables du double cursus pour commencer à préparer le projet de troisième année à l’étranger. Accompagnés par les départements de la mobilité, on se familiarise petit à petit avec les démarches, et avec l’idée que l’année prochaine on ne sera plus à Paris… En deuxième partie de réunion, France, notre présidente, a fait appel à des anciens de retour de 3A qui ont partagé avec nous leur expérience. Point d’orgue de la soirée : le coucher de soleil sur Paris, du 23e étage de la tour Zamansky de Jussieu.


Assistez à la naissance d’un nouveau pôle

Après un vote des membres de l’Association, le PIC (Pôle Initiatives culturelles), porté par Cora, Camille, Arnaud, Alisée, Fleur, Côme, Adèle et Benoît devient officiellement un nouveau pôle. Félicitations aux défenseurs du projet, qui ont dû braver une administration récalcitrante !

« Quand on m’a demandé d’écrire un témoignage sur le PIC, j’ai d’abord cru à un canular : est-ce que j’allais vraiment devoir démontrer que le PIC c’est fantastique ? Ce n’est donc pas une évidence pour tout le monde ? Qui d’autre que le PIC te propose un plan cirque-western à la Villette ? Qui d’autre que le PIC te fait grimper en haut de la tour de Jussieu ? Qui d’autre que le PIC te traîne au festival de cinéma allemand ? Le PIC c’est le moyen le plus marrant, le plus économique et le plus original de voir Paris avec les yeux de la culture, et c’est pour ça que je ne manquerai pour rien  une de leurs sorties é-PIC. ». Gabrielle

Mais le PIC, c’est quoi au juste ? Lancée cette année sous l’impulsion d’Adèle, Alisée, Arnaud, Benoît, Camille, Côme, Fleur et moi-même, le « Pôle Initiatives Culturelles » est un tout nouveau pôle de l’Asso Scube. Son but est d’animer la vie culturelle scubienne à Paris, pour sortir de la trichotomie métro, boulot, galop [équivalent des partiels à Sciences Po, NDLR], tout en découvrant notre magnifique capitale (est-ce qu’on ne se souvient pas tous de cette expo ratée pour cause d’exposé d’IP [Institutions politiques] ?). L’idée est de proposer régulièrement des sorties inter-promos au musée, au cinéma, au théâtre… du mainstream à l’hyper-perché, en passant par toutes les nuances de la palette culturelle parisienne. Parce qu’il est parfois difficile de se décider seul à aller visiter le musée d’Orsay, ou le Centre Pompidou, le PIC est là pour proposer des évènements qui vous intéressent ou auxquels vous n’auriez pas pensé, et pour organiser des sorties pour que vous puissiez partager ce moment avec votre ex-partenaire d’exposé/de soirée. Pour Florine, le PIC, c’est « passer d’une carence en vitamines D liée à un enfermement excessif chez soi avec ses pâtes de compagnies et ses fiches à une même carence tout aussi préoccupante mais aussi synonyme d’input de culture et de bonne humeur ». Du jazz au PopArt et de la tour Zamansky au musée Rodin, le PIC est là pour vous divertir, vous surprendre et vous faire passer une année mémorable !

Nous avons créé un blog qui recense des petits souvenirs et des comptes-rendus de tous ces moments. Allez y jeter un coup d’œil : https://culturescube.wordpress.com/

Cora Hopkins


Fin de ce premier numéro du Courrier Scube 2017-2018. On se retrouve très vite, c’est promis.