Que sont-ils devenus ? Damien Depriester (Scube 2)

La Scube et l’étendue des compétences qu’elle offre donnent naissance à des parcours uniques en leur genre.

La preuve aujourd’hui avec Damien Depriester : alumni de la deuxième promotion de Scube. En 2006, Damien, alors en terminale scientifique spécialité Sciences de l’Ingénieur, a intégré la Scube en cochant une simple case dans la saisie de son dossier de candidature. En effet, le double cursus existait à peine et la communication autour n’était pas aussi développée qu’aujourd’hui (ni site internet ni page Facebook ni Courrier Scube : un peu triste vous ne trouvez pas ?).

Après un parcours Maths/Informatique en deuxième année, Damien valida une licence en sciences fondamentales, naturelles et expérimentales en troisième année après être allé étudier à l’université la climatographie, l’océanographie, la météorologie, l’Histoire de l’Argentine et les relations internationales à l’université de Buenos Aires. Par la suite, Damien suivit le double master Sciences et Politiques de l’Environnement (Sciences Po/UPMC) et exerce aujourd’hui le métier de … professeur d’Histoire-Géo en section européenne espagnol !

Rien que ça ? Eh bien, avant de devenir professeur, Damien a été assistant parlementaire au Sénat pendant 3 ans.

Vous êtes un peu perdus ? Je l’étais aussi mais au fil de l’entretien, Damien a expliqué ses choix et a montré que chacun d’entre eux étaient rationnels. En effet, son expérience d’assistant parlementaire l’amena à travailler aux côtés d’une sénatrice responsable de la commission de l’aménagement et du développement durable, ce qui lui permis d’utiliser les enseignements de master.

Lorsque Damien passa le CAPES à la Sorbonne pour devenir professeur, il réalisa sa volonté première :« J’ai toujours voulu être prof, j’ai donné des cours particuliers à côté de mon cursus pendant 5 ans, même en Argentine. »

« J’hésitais entre soit d’Histoire-Géo soit Physique-Chimie donc quand je dis ça à mes collègues, ils me regardent bizarrement ! »

Eh oui, en Scube, de telles hésitations sont monnaie courante !

Pendant sa formation de professeur, Damien effectua un stage de deux mois au lycée Henri IV. Une fois le CAPES obtenu, il demanda sa mutation en Bourgogne où il fut professeur remplaçant pendant 10 mois avant d’obtenir un poste fixe dans un lycée d’Auxerre.

« J’ai fait tout le parcours de prof en 4 ans, c’est très rapide ! L’avantage de la formation Sciences Po a permis de raccourcir fortement la période de professeur remplaçant et de me stabiliser assez vite. »

Aujourd’hui, Damien exerce toujours son métier d’enseignant tout en utilisant son expérience en politique au service du syndicat dans lequel il est engagé. La vie d’un Scube étant tout le temps en mouvement, il se voit rester dans l’éducation nationale une dizaine d’années puis aimerait bien rester dans la fonction publique mais s’orienter plutôt dans les ministères de l’aménagement, du transport et de l’environnement. Qui sait ce qu’il se passera ensuite, car il est évident qu’il y aura un ensuite.

Quel est ton meilleur souvenir de la Scube ?

J’hésite tellement il y en a : certaines soirées de travail avec les camarades qui partent en vrille (les soirées comme les camarades ; surtout lorsqu’il s’agit de 3 jours de travail quasi-continu avec moins de 2h de sommeil pour le cours de cartographie de la controverse.

Mon premier cours d’espagnol arrivé avec 1 séance de retard parce qu’inscrit dans un cours thématique de master sur la gastronomie espagnole, en raison de l’incompatibilité horaire des cours de 1er cycle. Ce fut le meilleur cours de langue de Sciences Po (merci Sylvie Ancelot) que j’ai pu suivre avec le recul mais aussi le cours le plus impressionnant et intimidant quand je suis arrivé dedans.

Quels conseils donnerais-tu à un lycéen voulant tenter l’aventure Scube ?

Soit tu n’es pas sûr de tes capacité,  alors va rencontrer ou échanger à distance avec plusieurs étudiants de ce cursus pour te rendre compte de la richesse des profils, de l’ouverture de cette formation, du défi intellectuel et organisationnel que la Scube représente. Soit tu sais déjà que tu souhaites approfondir la réflexion sur l’interface entre les sciences fondamentales et naturelles et les sciences sociales, tu es polyvalent et autonome et alors, fonce !

De même, quels conseils donnerais-tu à un Scube qui hésite encore sur son orientation ?

C’est bien normal, une telle formation ouvre des horizons quasi-infinis… Prends conscience qu’elle t’apporte la liberté de choisir de faire ce qui te plaît et que peu d’individus ont une telle chance. Donc, va au bout de tes rêves !

Un grand merci à Damien pour avoir pris le temps de répondre  aux questions.

Propos recueillis par Méwaine (1A)